un parcours de persévérance
À 29 ans, Anthony est originaire de Reims et a réalisé ses études de commerce à Lille. Il rejoint l’Institut Lillois des Arts Martiaux (ILAM) en 2017, au début de ses études, pour découvrir le karaté. Après plusieurs années de pratique, marquées notamment par la période du Covid et par les exigences de sa vie professionnelle, il atteint l’objectif qu’il s’était fixé dès ses débuts : obtenir sa ceinture noire 1er Dan.
◉ Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Anthony, j’ai 29 ans et je suis originaire de Reims. J’ai réalisé mes études de commerce à Lille et j’ai rejoint le dojo au début de mes études, en 2017.
◉ Quel est ton parcours dans les arts martiaux en général et depuis que tu pratiques à l’ILAM ?
J’ai eu différentes expériences dans les arts martiaux et les sports de combat, notamment en aïkido et en full-contact, avant de me tourner vers le karaté.
J’ai rejoint l’ILAM en 2017 pour commencer la pratique du karaté. La période du Covid a évidemment perturbé ma progression, mais malgré cette interruption, j’ai réussi à atteindre l’objectif que je m’étais fixé dès 2017 : obtenir le 1er Dan de la ceinture noire.
◉ Pratiques-tu d’autres activités sportives ?
Oui. Je pratique régulièrement le renforcement musculaire. Lorsque je retourne à Reims pour retrouver ma famille, j’en profite également pour jouer au tennis avec mon petit frère.
◉ Comment s’est déroulé le parcours de ta montée en grade depuis la blanche jusqu’à la noire ?
J’ai suivi le parcours année après année, avec détermination et constance. La période du Covid, ainsi que ma vie professionnelle, ont parfois ralenti ma progression, mais j’ai toujours fait mon maximum pour poursuivre mon objectif et aller jusqu’au bout.
◉ Que représente la ceinture noire pour toi ?
La ceinture noire représente avant tout un accomplissement, mais aussi le début d’un véritable apprentissage du karaté.
À partir de maintenant, je dois également me montrer exemplaire, car porter une ceinture noire signifie avoir obtenu une reconnaissance de ses aptitudes techniques, physiques et spirituelles, dans une démarche qui s’inscrit dans la voie du Budo.
Pour moi, un accomplissement ne signifie en aucun cas une finalité. C’est simplement une étape supplémentaire dans un processus d’amélioration continue.
La ceinture noire devient ainsi le début d’un éveil à soi et au monde qui nous entoure.
◉ Comment s’est déroulé le passage de grade ceinture noire FFKDA ?
L’épreuve de la ceinture noire s’est déroulée le 15 juin 2024 à Aniche, dans un gymnase équipé de tatamis.
Le jury était composé de trois personnes, avec une quatrième personne chargée de superviser l’épreuve.
☐ Les Kihons
La personne supervisant le jury nous indiquait les enchaînements de kihon à exécuter, composés de plusieurs techniques.
Les enchaînements s’effectuaient en aller-retour, avec plusieurs séries de combinaisons techniques.
☐ Les Kihons multidirectionnels
Les kihon multidirectionnels reposaient sur le même principe, mais avec des changements de direction, notamment dans deux directions opposées.
☐ Kihons Ippon Kumite
Travail sur cible
Un duo de partenaires était choisi par le jury afin d’effectuer, à tour de rôle, les techniques demandées sur des cibles.
☐ Katas
Chaque participant devait présenter deux katas au choix devant le jury.
Pour ma part, j’ai choisi de présenter Heian Godan, suivi de Heian Yondan.
☐ Bunkais
Chaque participant devait également présenter au minimum trois bunkai à partir d’un kata choisi.
☐ Jion ippon Kumite
Cette partie permettait de mettre en application les techniques et les principes travaillés au cours de la préparation.
☐ Kumite
L’épreuve de kumite consistait en un combat avec un partenaire, à travers plusieurs assauts permettant de démontrer les différentes techniques demandées et les qualités de contrôle, de déplacement et de maîtrise attendues.
◉ Quelle étape t’as semblé le plus diffile pour l’obtention de la ceinture noire ?
Le début de l’examen, avec la partie des kihon, m’a particulièrement challengé.
J’ai rencontré quelques difficultés à me synchroniser au départ, notamment parce que j’avais attendu plusieurs heures avant mon passage. Plusieurs disciplines martiales étaient présentes sur le tatami, ce qui a rendu l’attente assez longue.
Mais une fois correctement échauffé et concentré, les différentes épreuves se sont bien déroulées. J’étais bien préparé et j’ai pu donner le meilleur de moi-même.
◉ Qu’est-ce qui t’anime encore aujourd’hui dans la pratique ?
Le karaté m’a apporté énormément de choses dans ma vie.
Il y a bien sûr les valeurs enseignées par la discipline, qui m’ont permis de mieux trouver ma place dans la société. Il y a aussi l’aspect humain et convivial du dojo, qui permet de rencontrer de belles personnes et de créer de véritables liens.
J’apprécie également l’aspect technique du karaté, notamment à travers les katas, qui permettent de travailler les réflexes, la souplesse, la précision et la coordination.
La pratique m’a aussi permis d’améliorer ma confiance en moi. Et cela a entraîné des effets positifs dans mes études, dans ma vie professionnelle, mais aussi dans ma vie personnelle.
◉ Quelle prochaine étape après la noire ?
Je vais continuer mon chemin vers la progression en apprenant de nouveaux katas, notamment Bassai Dai et Kanku Dai.
Je souhaite également participer à plusieurs stages chaque année avec des experts et des maîtres afin de continuer à améliorer ma technique et approfondir ma pratique.
L’objectif est désormais de poursuivre cette progression et, à terme, d’aller vers le 2e Dan.
◉ Des remerciements ?
Je remercie avant tout Patrick Beau pour la qualité de ses cours ainsi que pour sa pédagogie.
Je remercie également Michel, qui a commencé en même temps que moi au dojo, ainsi qu’Alexandre, qui m’a beaucoup inspiré dans ma pratique.
Merci également à Emma, Pierre, Bruno, Yassine, Patrick Ounnas, Alain, Maëlle, Louis, Guillaume, François, Quentin, Sophie, Manon, ainsi qu’à tous les autres karatékas de l’Institut Lillois des Arts Martiaux.
Cette ceinture noire est aussi le fruit de toutes les rencontres et de tous les moments partagés au sein du dojo.