L’institut Lillois des Arts Martiaux est affilié à la fédération française d’Aïkido et de Budo FFAB et 3AKH, Académie Autonome d’Aikido
Kobayashi Hirokazu.
les cours sont destinés aux débutants et confirmés à partir de 14 ans.
L’Aikido est une discipline créée par Maître Morihei Ueshiba (1883-1969) au début du
XXème siècle et qu’il a fait évoluer jusqu’à sa mort.
L’Aikido s’adresse à tout le monde, quel que soit son âge, sans préparation spéciale. En effet, nous n’utilisons pas la force musculaire, il n’y a pas de compétition, ainsi nous pouvons travailler tous ensemble : enfants et adultes, hommes et femmes, petits et grands.
“L’étude de la pratique des armes à un haut niveaunous démontre que la capacité proprioceptive dépasse les limites du corps physique et que le croisement des espaces péricorporels impose le croisement des champs proprioceptifs. Gouverner sans violence” @ Maître André Cognard.
◉ Planning
| Mardi | 18h30 à 20h | ( Tous niveaux ) |
| Jeudi | 18h30 à 20h | ( Tous niveaux ) |
L’Aikido fait partie des budo, que l’on peut traduire par « Arts martiaux » et ajouter
« traditionnels ».
L’Aikido est 100% efficace.
Le pratiquant est appelé Aikidoka.
La personne avec laquelle on pratique est appelée « partenaire », ce qui est très différent de « adversaire ».
La pratique se fait généralement à deux, avec ou sans armes. Le travail peut se faire debout, tachi waza, ou à genoux, suwari waza, ou avec un partenaire à genoux et l’autre debout, hanmi hantachi waza. Deux armes sont utilisées, les deux en bois : le bokken, sabre faisant référence au katana, et le jo, bâton droit et rond de 128 centimètres. Si généralement le travail se fait ken contre ken, Aikiken, ou jo contre jo, Aikijo, il est possible de travailler jo contre ken. Il est possible aussi d’appliquer les techniques à mains nues contre un ken ou un jo.
Enfin, certaines techniques se pratiquent à trois ou plus.
Le travail sans armes, Aiki-tai-jutsu, et le travail avec les armes appliquent les mêmes
principes. Les trois sont Aikido, une trilogie où les trois niveaux sont travaillés : l’un
spatiotemporel : technique, tactique et stratégique, un autre émotionnel, et aussi un niveau éthique et esthétique.
Aikido est souvent traduit par « Voie de l’harmonie » ou « Voie de l’union des énergies ».
Si le principe de l’harmonie et celui de l’énergie sont bien des principes présents dans l’Aikido, il faut savoir ce que signifient les trois kanji.
合 ai : s’adapter, réunir,
気 ki : esprit, âme, souffle, humeur,
道 dō : voie.
La notion d’harmonie se déduit de 合 ai, et concerne soi-même, harmoniser son esprit avec son corps, et les autres, s’harmoniser avec la personne avec laquelle on travaille.
Puis, par extension, une fois que l’on arrive à être en harmonie avec soi-même et avec ses partenaires, la finalité de l’Aikido est d’être en harmonie avec tout le monde.
Maître Ueshiba Morihei le voulait comme pouvant relier tous les peuples.
L’Aikido est un art martial non violent.
C’est un chemin pour la paix.
” Toute relation est conflictuelle et tout conflit induit la peur.
L’Aikido de Kobayashi Sensei est un remède efficace contre la violence
parce qu’ il é radique la peur de nos consciences.”
@ Cognard Shihan, Gouverner sans violence.
Ce qui caractérise l’école de Maître Kobayashi Hirokazu (1929-1998), élève direct du
fondateur, c’est le meguri. Nous travaillons de profil, et nous étudions les déplacements, les saisies, les distances, des techniques d’immobilisation et de projection.
Le mot japonais pour école est « 流 ryu ». Notre académie internationale, KAKKH, Kokusai
Aikido Kenshukai Kobayashi Hirokazu, a été reconnue comme école par la prestigieuse
DNBK, Dai Nippon Butoku Kai, entité existant depuis 1895, présidée par la famille impériale et reconnue par le gouvernement japonais. KAKKH est donc désormais KAKKHR, connue sous le nom KRA : Kobayashi Ryu Aikido.
Au décès de Maître Kobayashi Hirokazu, premier soke de l’école, c’est actuellement son
élève qui en est le soke, Maître André Cognard. Il enseigne dans le monde entier : Asie,
Amériques, Europe et Afrique. Des groupes KRA existent dans plus de vingt pays. Il a reçu le 8ème dan de son maître, Kobayashi Hirokazu. Jean-Paul Bertin est son élève depuis 1982. Il a reçu son 7 ème dan en 2019 ainsi que le titre de Shihan. Ce grade est reconnu par la DNBK qui a décerné le titre de Kyoshi, titre nobiliaire faisant référence à la tradition des samourai.
“Un rituel est un geste ou un ensemble de gestes qui impliquent le corps et la
conscience de manière inséparable. Les gestes exécutés sont des signes exprimant une intention de se relier à la profondeur essentielle qui utilisent en même temps le corps et la pensée. Ils sont en même temps physiques, spatiotemporalisés et métaphysiques. Ils relient l’esprit à la surface, la chronicité à l’immédiateté, l’éternité à l’instant, le sujet ontologique à toute altérité. Nous parlons de symbolisation quand les éléments portés par le rituel deviennent structurels pour la conscience, c’est-à- dire qu’ils ne sont plus ce qu’ils étaient a priori, des objets de celle-ci, mais sont devenus sa substance propre.”
A propos de la pratique de l’Aikido :
“Voici comment nous procédons. Nous créons une situation susceptible de
déclencher les réflexes de base : fuite, agression, sidération.
Nous savons le faire, parce que nous l’avons observé des centaines de milliers de fois et avons acquis la certitude que la réponse est la même, quels que soient l’attaquant et l’attaqué. Le seul cas dans lequel la réponse diffère est celui où l.’attaqué est un pratiquant chevronné, entraîné à contrôler le réflexe.”
A propos de ces réflexes archaïques (fuite, agression, sidération), et des solutions habituelles face à la peur :
“Le réflexe de fuite s’exprime toujours par des déplacements incontrôlés des pieds, les réflexes d’agression défensive par l’élévation des épaules et l’abaissement du thorax et une légère flexion des jambes, la sidération par le blocage du bassin.”
@ Gouverner sans violence, Maître André Cognard.